Le travail le plus important à faire dans son jardin en automne

Le travail le plus important à faire dans son jardin en automne

À l’automne, le jardin se prépare en silence au printemps suivant. Et s’il y a une tâche à ne pas négliger, c’est bien le désherbage. Réalisé en septembre ou octobre, il permet de limiter la concurrence entre plantes, de prévenir la propagation des adventices et de faciliter les travaux du printemps.

Désherber : un geste préventif essentiel

Les adventices, ces herbes indésirables qui colonisent allées et massifs, profitent de l’été pour s’installer durablement. Si on les laisse poursuivre leur cycle, elles s’enracinent profondément, épuisent le sol en minéraux et concurrencent les jeunes plants. En les éliminant en automne, on empêche leur reproduction et on limite leur présence au printemps.

Le jardinier Pierre-Adrien Lagneau rappelle qu’il faut agir avant la montée en graines : « Une fois qu’elles se ressèment, elles deviennent pratiquement incontrôlables ». Les chardons, par exemple, doivent être arrachés dès leur floraison naissante pour les fragiliser.

Comment bien désherber à l’automne ?

La bonne nouvelle, c’est qu’avec les pluies automnales, le sol est plus meuble, ce qui facilite l’arrachage des racines. Le désherbage manuel reste la méthode la plus efficace : à genoux, armé d’un couteau désherbeur, on retire les plantes une à une.

Attention aux mauvaises pratiques :

  • le motoculteur fragmente les racines, créant autant de nouvelles pousses,
  • la binette coupe seulement la partie aérienne et laisse les racines intactes.

Pour les grandes surfaces, une alternative consiste à poser une bâche noire pendant un à deux ans afin d’étouffer les adventices.

Lire aussi :  Cette plante étonnante soulage instantanément les piqûres de moustiques

Que faire des herbes arrachées ?

Toutes ne doivent pas finir au compost. Les adventices déjà montées en graines risquent de contaminer votre terre au moment du retour du compost. Seules celles encore « jeunes » peuvent être compostées en toute sécurité, à condition que le tas monte bien en chaleur (70 °C) pour stériliser les graines et détruire les germes de maladies.

Le rôle indispensable du paillage

Une fois le sol désherbé, il faut absolument le couvrir. « Un sol nu est un sol foutu », dit le proverbe bien connu des jardiniers. Le paillage protège la terre du froid, conserve l’humidité, nourrit les vers de terre et enrichit le sol en humus. Résultat : un jardin plus propre et un sol plus fertile au printemps.

Le paillage organique reste le plus recommandé, notamment les broyats de bois (hors résineux, trop acides). Certes, il faut le renouveler chaque année, mais il favorise une terre vivante et aérée.

En résumé, le désherbage automnal, suivi d’un bon paillage, est la clé pour préparer un jardin sain, prêt à accueillir de nouvelles plantations et à fleurir avec vigueur dès le retour des beaux jours.

Nils Franco est rédacteur web spécialisé dans l’univers du vin et de la cuisine œnologique. Grand passionné de terroirs, de cépages et d’accords mets-vins, il partage à travers ses articles une vision sensorielle et généreuse de la gastronomie. Son expertise couvre aussi bien la dégustation que l’art de cuisiner avec le vin, des sauces traditionnelles aux créations contemporaines infusées de tanins et de finesse aromatique.

Lire aussi :  Vin blanc et champagne : pourquoi ces boissons réduiraient le risque d'arrêt cardiaque soudain
5,0
5,0 étoiles sur 5 (selon 3 avis)
Excellent100%
Très bon0%
Moyen0%
Passable0%
Décevant0%
Facebook
Twitter
Pinterest
LinkedIn